A l'avant veille du départ vers sa Terre Providentielle, petit Julien se préparait à un retour parsemé d'embuches. En effet, 21 heures de voyage et neuf moyens de transport successifs plus tard, il arriverait finalement à bon port, les épaules lacérées et la carcasse voûtée par les 35 kgs de bagages qu'il avait trainé tant bien que mal. Les couloirs de métro de Paris sont interminables dans ces conditions. Devant ce dernier coucher de soleil Lyonnais et en compagnie de sa douce chérie, il intériorisait ce qui allait l'attendre : un long voyage tout en timing, une rentrée approchante dans un nouvel établissement, un mois et demi de célibat forcé, la recherche d'une petite maison (sans proprio aigrie-folle-espionne dans les alentours, svp), l'ameublement de leur futur espace, le retour à une autre vie... Heureusement, il pensait aussi à la chaleur Guyanaise (celle des gens, celle du soleil, celle du soir), à sa nature, à ses couleurs. Et au rêve de retrouver dans un beau petit havre, quelques temps plus tard, amour et famille autour de lui... Le bonheur de chacun n'est que question de point de vue et de positionnement par rapport aux événements qui nous affectent... Allez, c'est parti pour une nouvelle année !
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