| ...ça donne un nouveau renvoi contradictoire, c'est à dire un nouveau report d'audience, c'est à dire ENCORE trois mois à attendre pour ce satané jugement c'est à dire une caution qui continue à fuir nos poches, c'est à dire une ex-proprio qui continue à nous rire au nez!!
Immersion dans le tribunal: les gens sont entassés sur des bancs et les affaires se déroulent dans le strict non-respect de la vie privée d'autrui, puisque les audiences sont publiques et, comme à l'usine, à la chaîne. Le juge de proximité fait l'appel comme un professeur, sous le regard médusé des nouveaux venus, dont nous ne faisons plus partie, triste privilège. Il sourit de toutes ses dents et remet cinq affaires sur six à des jours prochains. Vous nous direz, mais pourquoi remettre au lendemain ce que l'on peut faire le jour-même ? Ben déjà il y en a une trentaine par après-midi, donc si l'on divise le nombre d'audiences par six, le boulot est plus vite fini. C'est des maths !!! Et deuxièmement, parce que la loi, dans sa conception et l'utilisation que l'on peut en avoir, le permet. C'est bien le pire : toute cette masquarade judiciaire est cautionnée par la LOI elle-même, donc quels reproches à faire de notre part? Qu'hurler devant l'assemblée pour exprimer notre profond sentiment de foutage de gueule? Qu'opposer comme arguments devant une avocate qui utilise habilement tous les filons légitimes pour ne faire que repousser ce qui finira bien par arriver, on l'espère tant. Que dire à notre propre avocat, lui-même impuissant devant la décision du juge de reporter pour la DEUXIEME fois ce procès qui nous tient tant à coeur. Que nous dire à nous-mêmes pour comprendre en notre for intérieur et essayer de nous résoudre à cette décision ridicule et injuste. Pourquoi encore attendre ??
Rien ! Ferme ta bouche parce que c'est L.E.G.A.L. ! Va plutôt vociférer sur ton blog petit con que tu es, parce que tout ça est légal et toi t'y connais rien et t'y comprends rien.
Ainsi notre audience a-t-elle été reportée à la rentrée. Les motifs sont les suivants : "erreur de plaidoierie de Maître notre avocat, car il fait recours à une jurisprudence (application pratique d'une loi) sans en avoir préalablement informé la partie adverse, et face à laquelle l'avocate adverse ne peut se défendre".
En gros, l'avocate de la vieille folle a découvert, quelques minutes avant l'audience, cette fameuse jurisprudence qui nous donne raison à 100%. Elle s'est donc trouvée dans l'impossibilité immédiate de se défendre face à cette bombe juridique qui nous faisait gagner.
En très gros, elle a vu qu'elle l'avait dans l'os, a compris qu'elle était sur le point de perdre, et a donc demandé un sursis estival. Et bien sûr, comme la loi est bien faite, le juge a dit "ok, pas de pb". En deux minutes, des mois d'attentes torchés. On va finir par s'habituer à ce n'importe quoi. Par exemple, je reprend le boulot mardi et je vais dire à mes élèves "excusez moi, je n'ai rien à vous proposer aujourd'hui, je vous fait un report de cours à la rentrée, Mme la principale est d'accord, c'est le règlement, ciao les ptits." Absurde et pas sympa, n'est-ce pas?
Alors, peut-être que si notre avocat communique à la partie adverse une copie conforme, au mot près, de sa plaidoierie début septembre, je dis bien peut-être que notre affaire sera enfin jugée...
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